Sharunas Bartas

March 8th, 2010

Il y a quelques années un film étrange m’avait marqué, “Few of Us” de Sharunas Bartas. L’histoire, il n’y en a vraiment pas, des dialogues non plus… C’est toute la singularité de ce film. Je m’étais mis à imaginer et à dessiner une histoire pour cette femme, obnubilé par ce visage et ce regard qui occupait chaque plan du film, en plus des paysages de Sibérie. Entre chamanisme et solitude. Entre mémoire et perte.

Road to Liepaja

March 5th, 2010

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Andreï a une hallucination, Eduard apparaît, c’est quelque chose qui se répète.

Andreï va-t’en
Eduard pas si tu me dit le secret qui vous lie
Andreï mais pourquoi ? tu es mon fils ! mon fils !
Eduard de pute !
Andreï (pleurant) mais pourquoi ??
Eduard est tu aveugle ? tu l’étais déjà, à quoi bon tes yeux ?

Konstantin retient Andreï par les mains, la vieille est effrayée, marmonant des incomprehensions

Cordelia quel secret Andreï ?
Andreï non ! un secret doit etre dit qu’une fois, après il meurt !
Cordelia mais… mon père
Andreï une fois… après il meurt…
Konstantin relache Andreï
Andreï il a été dit, Eduard le sait, il va le retrouver il le tuera

Silence, il souffle bruyament, il souffre atrocement

Andreï à Liepaja, ton père est à Liepaja…

L’innocence radicale

March 3rd, 2010

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Notes

March 1st, 2010

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Notes pour les besoins de “La brèche” from Edward Bond “Commentaire sur les pièces de guerre” :

“L’innocence radicale est aussi inexpugnable et absolue que la mort. Dès notre naissance, nous sommes mis en face de ces couples d’absolus que sont le néant et la mort, le sens et l’innocence. Le compromis auquel nous parvenons avec l’innocence constitue la facon dont nous devenons ce que nous sommes, ainsi que les sens que nous donnons à la vie”


“Une société injuste ne se contente pas de manipuler la force, travestissant la violence en respect de l’ordre, elle manipule l’ensemble de la culture”


“les questions que pose a un enfant ont l’air d’être matérielles mais sont philosophiques, l’enfant cherche a comprendre les choses en les situant à l’échelle du monde”


“Si les individus moralement corrompus n’agissaient pas au nom de l’innocence, ils seraient incapables de commetre leurs crimes et leurs brutalités. c’est pour cela que les conflits humains sont si absolus et si destructeurs. Himmler a dit “c’est par amour que nous gazons les juifs”, cela est abominable mais vrai…”


“ce qui fait la force de l’esprit humain, c’est qu’il n’est pas déterminé par les instincts, mais crée la culture”


“la nature humaine n’est point naturelle, elle est crée par la société”

” la tyrannie s’appuie sur le consentement : une action n’est pas bonne parce que dieu la fait, mais dieu la fait parce qu’elle est bonne – et, lorsqu’on est un fidèle, cela s’applique à celui qui dirige, aussi bien qu’à dieu “qui dirige a toujours raison”, même les gens de bonne volonté tombent dans ce piège”

Réseau Express Régional

February 23rd, 2010

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Qui en veut?

February 17th, 2010

“Les Bâtards” – 2010 – Fusain, encre, gouache et vernis sur papier vélin – 75×53 cm

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Prix de vente : 250 euros – frais de port offerts

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Doucement les enfants

February 16th, 2010

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Il avait arrêté de neiger depuis un moment, mais le ciel demeurait atone, sans qu’on puisse distinguer telle clarté, ni sentir tel coup de vent. H. marchait le long de la 23e rue est. Après avoir traversé la rue, il se frayait un passage parmi les passants. H. ne sut pas quelle heure il était, à peine savait-il que le jour venait de se lever depuis un petit moment. H attendit sous le porche d’un immeuble qui donnait une vue sur le Flatiron Building, et à sa droite il voyait une nouvelle tour en verre qui venait d’être achevée, longiligne et noire.

Au pas cadencé des plus pressés se succédait le pas immobile des masses graisseuses. Les cadres et les pauvres gens. H. attendit encore. Il ne fixait qu’un point qui rendait tout mouvement flou. Un point rose, celui d’une pépite se nichant dans l’onctuosité d’une publicité vantant un nouveau donught. H. attendit toujours, il était en avance, ne connaissant pas l’Heure que seul le monde en face respectait.

“Mon garçon, que fais-tu ici?” demandait une vieille dame.

H. ne répondit pas, se contentant d’hausser les épaules. Elle avait un visage émacié, encapuchonné par un grand bonnet en laine. H. voyait à peine ses yeux. H. regardait ses fines lèvres, à défaut d’apercevoir ses yeux. “Il est bientôt huit heures, ne manque pas les cours mon garçon, c’est important”” Elle avait souri “ne vous inquiétez pas ma’am

J. était enfin arrivée, Elle prit sa main et l’emmena dans le courant de la foule.

J. poussa la porte d’un immeuble dans le style de ce qu’on appelle un iron flat Elle tient toujours la main de H. lorsqu’ils montent les marches menant au troisième étage. Son silence était agréable, comme la chaleur de sa main. Une odeur de fumet envahissait le couloir du troisième étage, ils marchent à petits pas sur le parquet. J. dit à H. “Mémé a fait du pain grillé, ça n’a pas dû marcher”. Ouvrant une porte, Elle fit entrer H. dans un living où des chats, bien en nombre, accoururent en signe de bienvenue. H. était gené. “Enlève ton manteau et viens, Mémé nous attend” L’odeur du pain grillé piquait au nez, les chats miaulaient en enveloppant les jambes de H. tellement qu’il ne put faire un pas.

Mémé était debout contre l’évier, elle raclait la croûte noircie du pain.

“Mes enfants vous voilà, patientez un peu, des marshmallows, servez-vous” J. avait déjà les marshmallows dans son chocolat lorsque H. entendit Mémé pour la première fois. “Sers toi comme chez toi, mon petit” insistait celle qui était toujours contre l’évier à racler d’autres croûtes noircies.

H. était content, ses marshmallows fondaient dans son mug rempli de chocolat chaud. Comme J. il avait les yeux bien ronds. Les chats miaulent aux pieds de H. les cuillers tintent. “Doucement les enfants”

H. n’avait pas remarqué que mémé était déjà assise à table, ils étaient tous les trois ensemble, buvant leur chocolat chaud. C’est l’odeur du café, plus forte que celle de son chocolat aux marshmallows, et d’ailleurs plus âcre que celle du pain grillé, qui avait fait lever sa tête. H. voyait mémé croquer son pain grillé, elle avait la main qui cachait sa bouche, mais un sourire se devinait à travers ses yeux d’un bleu clair et ses joues pleinement ridées. “C’est trop bon mémé” lançait vivement J.

“Les enfants, dépêchez vous de finir, tiens J. prends donc le beurre”
“Nan j’veux pas de ton pain, il est trop grillé!”
“Alors prépare toi J. !”

J. sortit aussi rapidement de table qu’elle avait déjà fini son mug. “H. viens vite, viens vite” lançait-elle. “Non J. laisse lui le temps de finir” H. fut une nouvelle fois gêné, il posa son mug, et dans son silence, regarda mémé “Prends le temps mon petit, mets du beurre, encore, ça ramollit la tartine, c’est meilleur” J. était déjà prête. H ne sut pas quoi faire, par défaut il obéissait à mémé. J. sortit aussi vite que les chats miaulaient à la porte.

“Elle va vite revenir la petite”

Mais depuis un moment qu’elle était sortie, H. avait déjà mangé deux tartines bien beurrées, et fini son chocolat chaud. Mémé le regardait avec un sourire. Ses lèvres aussi, étaient fines. H. regardait à la fenêtre, le ciel était devenu d’un blanc lumineux. H. plissait les yeux. Ses jambes se balançaient. Ses mains se croisaient, bien serrées, dans son entrejambe. H. balbutia quelques mots “Elle revient quand J.?”

Mémé sortit de table, les chats la suivaient, puis grimpaient sur le canapé lorsqu’elle prit un livre dans sa petite bibliothèque. H. la regardait revenir en feuilletant ce livre. “J’ai ce livre pour toi, Elle raconte l’histoire d’un navigateur qui partit faire le tour du monde, mais ce n’est pas tout, d’ailleurs cette histoire c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. C’est une jungle de feuilles remplies de petits fruits noirs qu’on nomme les mots. Dans cette forêt, il y a une petite feuille libre, on appelle ça une feuille volante, tu la trouveras facilement. il est plus facile de trouver la liberté tu sais? garde-la précieusement sur toi, tu comprendras un jour, ou même maintenant, ce qui est écrit sur cette feuille”

H. regarda le gros livre rouge quand il entendit mémé, encore une fois

“Ah voilà J. Allez mon petit, prépare toi, garde bien ce livre!”

Qui en veut?

February 12th, 2010

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Et voilà !

Lobster

February 8th, 2010

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L’amour fou et vrai

February 8th, 2010

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